Deux fresques murales pour marquer la présence de la NBA à Paris
Reportage
Mise à jour le 08/02/2023

Sommaire
Dans le cadre du NBA Paris Game 2023, la ligue américaine a souhaité laisser une preuve tangible de sa venue annuelle dans la capitale. Deux fresques d’une longue série ont été dévoilées. Elles rendent hommage aux équipes des Detroit Pistons et des Chicago Bulls.
Il y a comme un air de Harlem entre le boulevard Kellermann (13e) et le périphérique. C’est sur un fond de hip-hop émis depuis une enceinte sur le bord du terrain, de Lord Finesse à Travis Scott, qu’est inaugurée cette création imaginée par la National Basketball Association (NBA). De quoi rappeler les vraies origines de la balle orange.
Cette première fresque rend hommage à l’une des franchises les plus mythiques de la grande ligue : les Pistons de Detroit. L’équipe, de passage à Paris, affrontait ce jeudi 19 janvier les Bulls de Chicago à l’Accor Arena (12e) pour le NBA Paris Game 2023.
Pour la franchise du Michigan, triple championne en 1989, 1990 et 2004, c’est l’occasion rêvée de marquer le coup comme l’explique Arn Tellem, vice-président des Pistons : « Cette venue à Paris est bien plus qu’un simple déplacement sportif. C’est l’occasion pour la NBA, mais aussi pour notre franchise de laisser notre empreinte dans la capitale. »
La franchise de Motor City a également fait un don de 5 000 € à la section basket du collège Évariste Galois (13e) « pour les pousser à devenir de grands joueurs ».
Vingt-quatre autres œuvres artistiques vont par ailleurs être déployées d'ici les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Une fresque mêlant le basket et la pop culture
Kekli, l'artiste à l'origine de la fresque.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Se désignant comme un "smile maker", Kekli a naturellement signé sa création.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Le gymnase Bourneville-Kellermann s'est refait une beauté grâce à la NBA.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
La balle n'a pas tardé à rebondir lors de l'inauguration de la fresque.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Les premières "filoches" non plus.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
La NBA, à l’initiative de la création et à son financement, a désigné Hypermur comme coordinateur du projet. Cette association parisienne d’art urbain travaille depuis plus de dix ans au cœur des quartiers de la capitale. Ils sont notamment à l’origine des playgrounds Raï et Daniel Narcisse inaugurés pendant l’été 2022 aux jardins d’Éole. Une opportunité à ne pas manquer selon Renaud Cousin, directeur de l’association : « Quand j’ai reçu l'appel de la NBA, j’ai mis quelques minutes à réaliser. »
C'est l’artiste Kekli qui a été choisi pour réaliser la fresque. Ce Parisien fait du street-art depuis les années 1990 et ne cache pas les origines de ses inspirations : « Le hip-hop et la NBA sont liés à jamais, je me sers de ces mouvements dans mes œuvres. » Lui aussi n’a pas hésité à prendre part au projet « J’étais comme un fou, j’ai accepté sans aucune condition », témoigne-t-il.
Sa création est aussi un message pour les jeunes : « J'espère que la fresque va servir de déclic, voire de source de motivation pour eux. » Sa composition artistique mêle l’univers du graffiti et de la bande dessinée, tout en incorporant la gamme chromatique des Pistons de Detroit (bleu, rouge et blanc). La réalisation de la fresque (23 mètres de long sur 9 mètres de haut) s’est achevée après deux semaines de travail.
Des légendes du jeu présentes pour faire perdurer l’héritage

Les Pistons Legends, de gauche à droite : Ben Wallace, Earl Cureton et Greg Kelser.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Pour cette inauguration, trois « Pistons Legends » ont fait le déplacement : Earl Cureton, Greg Kelser et Ben Wallace. Ces anciens joueurs sont désormais des ambassadeurs allant à la rencontre de personnes lors d'événements communautaires. Cette fois, la rencontre se fait outre-Atlantique.
Pour Kelser, la France est une nation d’avenir pour le basket : « Grâce à des joueurs comme Tony Parker, Joakim Noah ou encore Killian Hayes qui joue aux Pistons, la France est renommée au niveau mondial. Je pense qu’après les États-Unis, c’est le pays qui produit les meilleurs talents au basket. »
Aller à la rencontre des jeunes Parisiennes et Parisiens est une étape importante de leur venue comme l’explique Ben Wallace, champion NBA en 2004 avec Detroit : « C’est important pour des joueurs ayant connu la NBA de venir partager ce genre de moment avec les jeunes. Le message que l’on souhaite passer, c’est de ne jamais renoncer. »
Je suis super content de me dire que j’aurais vu des stars NBA dans ma vie
Des rencontres que les collégiens de la section basket du collège ne sont pas prêts d’oublier. « J’ai eu un autographe des trois ! jubile Nermine, je n’en connaissais qu’un de nom, mais ça se voit que ce sont des légendes. » Pour cette licenciée de 11 ans à la Domremy Basket 13, c’est un signe fort que d’anciens joueurs foulent les terrains où elle pratique. « On se sent important quand on voit d’aussi grands joueurs débarquer à Paris. »
Arthur, 11 ans, savoure également le moment : « Je suis super content de me dire que j’aurais vu des stars NBA dans ma vie. » Du haut de son mètre quatre-vingt, il se sent décontenancé face aux Pistons Legends. : « Ils dégagent une certaine aura, c’est la première fois de ma vie que je me sens aussi petit. »
Les Bulls de Chicago laissent aussi leur empreinte
Adversaires des Pistons de Detroit lors de ce NBA Paris Game 2023, la franchise des Chicago Bulls inaugure également une fresque ce vendredi 20 janvier au centre sportif Jules Noël (14e).
Le centre sportif Jules Noël (14e) accueille la seconde fresque NBA à Paris.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Cette fresque est immanquable !
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Le taureau, symbole de la célèbre franchise de l'Illinois où un certain Michael Jordan gagna six titres NBA.
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La NBA laisse des traces indélébiles de son passage dans la capitale.
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Joséphine Brueder / Ville de Paris
Retour en images sur le show NBA
Her time to play
Durant leur passage, les deux franchises ont profité d'un entrainement ouvert pour accueillir des enfants du centre de loisirs MacDonald (19e), du collège Suzanne Lacore (19e) et des jeunes joueuses du Paris Basket (18e) pour l'atelier « Her time to play ».
De nombreuses joueuses ont réalisé un entrainement avec des joueurs NBA.
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Laurent Bourgogne / Ville de Paris
Cette opportunité donne le sourire à ces jeunes licenciées.
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Une session supervisée par Joakim « Jooks » Noah, ancienne star des Chicago Bulls.
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Même lors d'un entrainement aussi spécial, on ne néglige jamais les fondamentaux.
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Alex Caruso, arrière des Chicago Bulls, donne des conseils de défense.
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Les joueuses ont pu échanger avec Killian Hayes, le jeune prodige français des Pistons.
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Mais aussi poser avec Cade Cunningham, la star de la franchise du Michigan.
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Le match Chicago Bulls - Detroit Pistons
La rencontre entre ces deux franchises mythiques de la grande ligue n'aura pas déçu les fans français présents à l'Accor Arena. Ce sont les Bulls de Chicago qui repartent aux États-Unis avec la victoire sur le score de 126 à 108. Ils ont été menés par leurs deux stars Zach LaVine et DeMar DeRozan marquant respectivement 30 et 26 points. Au bord du parquet, de nombreuses personnalités de la balle orange…
NBA oblige, le spectacle a été au rendez-vous à l'Accor Arena.
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Tony Parker, star française intronisée au Hall of Fame de la NBA, a présenté la star montante français Killian Hayes (à gauche).
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Ce dernier n'a pas pu empêcher la défaite des siens.
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Victor Wembanyama, star montante planétaire, était au bord du parquet.
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Le légendaire Earvin « Magic » Johnson était au rendez-vous.
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Le voici accompagné de deux légendes des Pistons : Richard « Rip » Hamilton et Ben « Big Ben » Wallace, tous deux champions NBA en 2004 avec Detroit.
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Le célèbre artiste Pharrell Williams (3e en partant de la gauche) a regardé la partie en compagnie de Magic.
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Laurent Bourgogne / Ville de Paris
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