Dix pièces de théâtre à voir en mai !
Mise à jour le 10/05/2023
De la jeunesse de Romain Gary dans la promesse de l'aube à l'affaire de la patineuse Tonya Harding, en passant par le très classique journal d'une femme de chambre de Gogol ou la déjantée chienne des Baskerville, notre sélection théâtre du mois de mai ne vous laissera pas indifférent !
« La chienne des Baskerville » au 13e Art
Il était une fois la vengeance d'une bête terrifiante… Ambiance manoir à l'anglaise façon Agatha Christie, mise en scène graphique et savoureuse, une comédie policière détonante où le classique fleure avec l'absurde ! On rit et si on aime le roman de Conan Doyle et l'humour de Gwen Aduh, metteur en scène des Faux British, on ne sera pas déçu !
« La promesse de l'aube » au théâtre du Lucernaire
Passant de la mère étouffante d’amour à la femme de ménage espiègle, du grand De Gaulle à une galerie de petits Parisiens qui traversent la terrible guerre, Franck Desmedt retrace avec virtuosité l’itinéraire de l’un des auteurs les plus mystérieux, le seul à avoir obtenu deux fois le prix Goncourt.
Rencontre avec l’équipe artistique le vendredi 12 mai 2023 à l’issue de la représentation.
Au Summum au Théâtre 13
Le nouveau temps fort du Théâtre 13 ! Ce festival se veut un temps festif et de brassage. Un temps pour surprendre les publics et permettre aux artistes de se surprendre eux-mêmes. Un temps de programmation qui favorise la prise de risques et qui propose des spectacles et restitutions d'ateliers menés par les artistes de la saison lors de soirées partagées sur une ou deux dates, dans les deux lieux du Théâtre 13. Cet évènement sera un moment de liberté créative hors des rythmes de diffusion classiques de la saison.
« La Visite » au Théâtre 14
Une table basse, des fleurs éparses, et des peluches abandonnées dans leurs paquets… Le thé est servi et le nouveau-né attend son lait. La jeune femme reçoit ses visiteurs, elle les prend à témoin de sa révolution. Parole directe et sans fard au public : être mère n’a rien du miracle annoncé. Elle traverse des états contraires. Dans son hilarant delirium, elle interroge ce qu’on appelle « l’instinct maternel ». Elle convoque ses connaissances scientifiques, passe en revue le monde animal, de la tortue abandonnique à la lézarde qui dévore sa progéniture… Est‐il si merveilleux d’enfanter ?
« Poor White Trash », l'affaire Tonya Harding au théâtre Les Déchargeurs
Plongée dans les coulisses des JO d’Hiver de 94 où se côtoient les faits divers, les paillettes et les espoirs brisés sur fond de lutte des classes.
« Big Mother » au théâtre des Béliers parisiens
« Ce n’est pas de la manipulation, c'est de la communication » : le ton est donné. La communication et son univers impitoyable sont le fil rouge d'une pièce qui nous plonge dans la vie d'un journal, le New York Investigation, en proie à un scandale d'état orchestré par un magnat de la communication… en lice pour la présidence des États-Unis ! Toute ressemblance avec la réalité sera évidemment fortuite.
« Le Journal d'une femme de chambre » au théâtre Darius Milhaud
L’œuvre majeure de Nicolaï Gogol : un petit fonctionnaire dans un ministère du tsar nous fait découvrir sa stupéfiante destinée à travers ses Mémoires de plus en plus étrangement rédigées. On y apprend qu’il parle le chien couramment, qu’il évite les collisions stellaires et qu’il est promis au trône d’Espagne !
Les « Ritals » de Cavanna au Lucernaire
« J’étais venu pour vous parler des Ritals… et je vous ai parlé de Papa. » C’est comme ça que l'histoire se termine et qu'elle aurait pu commencer. Papa, c’est le héros de l'histoire. De la pièce, du roman de Cavanna, de François-Bruno, dont on remonte les souvenirs de fils d’immigré italien, en France dans l’entre-deux-guerres.
« Vielleicht » aux Plateaux Sauvages
Ce projet pluridisciplinaire vient à l’aune de sa création avec l’objectif de rencontrer des militant·e·s qui œuvrent pour changer les noms de rues en région parisienne. Comment faire dialoguer leurs paroles avec celles des artistes ? Comment traduire une parole politique dans un processus théâtral ? Peut-on décoloniser l’espace public ? Autant d’enjeux que la compagnie soulève lors de trois semaines de résidence aux Plateaux Sauvages.
« My Dinner with André » au théâtre Dunois
Après de longues années, André Grégory et Wallace Shawn, deux amis qui se sont perdus de vue, se retrouvent dans un restaurant. Les plats s'enchaînent et, avec eux, les anecdotes plus insolites les unes que les autres. Une conversation anodine qui prend rapidement une tournure philosophique sur nos modes de vie. Ce dîner, qui a vraiment eu lieu, sera adapté au cinéma en 1981 par Louis Malle. Un projet dont personne ne voulait initialement.